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EGLISE PROTESTANTE UNIE DE VOIRON

L’Eglise Protestante Unie de Voiron

 

L’Eglise Protestant Unie de Voiron ( E.P.U.V.) appartient à l’Union Nationale des Eglises Protestantes Unies de France ( E.P.U.F . )

L’E.P.U.F . est l ‘une des églises de la Fédération Protestante de France ( F. P. F. : www.protestants.org.) dont les églises membres se réunissent régulièrement à Grenoble.

 

L’E.P.U.V. est dirigée par un Conseil renouvelable, tous les 4 ans. Ce conseil appelé Conseil Presbytéral composé de membres élus pour  4  ans par l’Assemblée Générale des membres inscrits de l’Eglise. A noter que les conseillers presbytéraux sont élus à titre personnel et non comme représentants d’une tendance ou d’un groupe de pression. Ils sont choisis pour leurs aptitudes à prendre les décisions avec le seul souci d’obéir à la volonté de Dieu.

 

Sur le Pays Voironnais ( 85 000 h.) l’E.P.U.V rassemble presque 100 familles.

L’Eglise Réformée à Voiron, cent soixante ans de présence

 A l’origine, la société évangélique de Genève a envoyé un pasteur pour Voiron, Tullins, Rives et les environs à partir de 1848.

En 1862, le pasteur Fremaud acquiert au nom du Conseil presbytéral de Grenoble la parcelle n°65, au bord de la route impériale, pour y édifier le temple et le presbytère.

 En 1911, la Société centrale d’Evangélisation (de Paris) prend la responsabilité du poste et y nomme un Pasteur. Les activités habituelles de l’église s’y déroulent : cultes, « écoles du dimanche et du jeudi » pour les enfants, scoutisme,  soutien aux alcooliques,  réunions de prière, conférences…

L’église de Voiron fait partie de  l’Eglise Réformée de France, créée en 1938.

La paroisse de Voiron n’est pas épargnée par le mouvement  qui commence dans les années soixante et qui vide peu à peu les églises.

Après le départ du pasteur de Mondenard, en 1976, les quelques fidèles qui restent décident, en accord avec l’Eglise de Grenoble, de continuer à faire vivre l’église locale sous la seule responsabilité des fidèles, avec l’aide ponctuelle des pasteurs de Grenoble.

Claude Faure, pasteur, qui avait une activité salariée à plein temps, apporte son soutien théologique à la communauté, jusqu’à son décès en 1980.temple

 

En 1977, le terrain est vendu à un promoteur. Celui-ci démolit le vieux temple, et  construit des logements, et en  échange du terrain, cède des locaux de l’immeuble, à usage de Temple et de salles de réunion.

Ce nouveau temple est inauguré en avril 1981.

Depuis 1980, la paroisse veut vivre et témoigner de la rencontre possible avec le Christ vivant.

 

temple

Que croyons nous ? ou Nos convictions ?

  •  Mise en cause de l’autorité ecclésiastique : Les trois fondamentaux sont : Dieu seul. L’Ecriture seule. La grâce seule.

« Ma conscience est captive des paroles de Dieu » dit Luther. L’official de l’évêque de Trèves lui répond « Abandonne ta conscience frère Luther…La seule chose consiste à se soumettre à l’autorité établie ». Ce à quoi Luther persiste « Non. Je ne puis autrement. Que Dieu me soit en aide ! ».Boileau conclura :  « Tout protestant est un pape la Bible en main ».

  • Nos valeurs : Liberté, Tolérance, Esprit critique, Laïcité, Solidarité .
  • Responsabilité individuelle. L’église ne dit pas ce qu’il faut croire, ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Chacun est personnellement responsable devant   Dieu de ses décisions. Chacun doit construire ses propres convictions à partir de la Bible.
  • La Bible est le fondement de la vie du protestant. La lecture de la Bible se fait en replaçant tout passage dans son contexte littéraire et historique pour en trouver la signification dans notre actualité.

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NOËL

Le temps de l’Avent se termine bientôt. Il devrait nous préparer à recevoir la naissance de Jésus,

Dieu fait homme, arrivé dans la discrétion et l’humilité la plus grande, loin de symboliser un roi riche et puissant ! Sachons l’accueillir comme l’ont fait les bergers, dans la joie et avec une confiance totale.

Marie elle-même, à l’annonce de cette maternité non prévue, avait dit à l’ange sans hésiter  :

« Qu’il soit fait selon ta parole car rien n’est impossible à Dieu ».

Que cette espérance du Messie, notre sauveur, nous accompagne chaque jour de cette nouvelle année qui commence !

 

                                                                     Antoinette Dutilly

SEMAINE DE PRIERE POUR L'UNITE DES CHRETIENS du 18 au 25 Janvier 2015

Les églises :Notre-Dame de Vouise,

la chapelle de la Grâce,

l'église protestante unie de Voiron.

 Vous invitent à vivre ensemble, cette soirée 23 janvier

à 20 h 30 à la chapelle de la Grâce.

BALAAM: Prophète malgré lui

 

La paroisse protestante vous propose de découvrir ou redécouvrir

l'histoire de Balaam lors d'un culte animé par le groupe:

Chacun, Chacune Raconte

 

Temple de Voiron

(3 Bd du 4 septembre)

le dimanche 25 janvier à 10 h 15


Enfants bienvenus...et même spécialement

attendus !

CULTE DU SAMEDI 14 MARS A 19 Heures

Culte avec les jeunes et leurs moniteurs suivi d'un moment convivial par

un repas partagé. Il remplace le culte du dimanche 15 mars.

Venez vivre avec nous cette soirée.

FLORILEGE DE CONTES BIBLIQUES

FLORILEGE DE CONTESBIBLIQUES

Prédication culte du 10 mai

                     Lecture biblique: Actes, chapitre 10, versets 1 à 48      (Pierre et Corneille)

                                                                                                                                                                                                                                          

     Quelle belle histoire, celle de ces deux hommes tellement différents par leur origine, leur culture, et leur métier : le pêcheur juif et l’officier romain. Et voila que tous deux sont en « copié-collé » dans leur comportement et dans ce qui leur arrive. Leur comportement : les premiers mots les concernant sont pour Corneille, « il adore Dieu fidèlement et il prie Dieu régulièrement », pour Pierre : « Pierre  monte sur la terrasse de la maison pour prier » ; deux hommes en prière.

Puis pour Corneille : « un ange de Dieu se montre à lui », et pour Pierre : « Pierre voit quelque chose qui vient de Dieu. Il voit le ciel ouvert et un objet qui descend du ciel » ; ils ont une vision.

Mais le premier des deux, c’est Corneille. Pierre a sa vision plus tard alors que les envoyés de Corneille sont en route vers lui, et il ne le sait pas encore. Cette vision, il a du mal à la comprendre « il ne sait ce qu’il faut en penser ….il est toujours entrain de réfléchir à ce qu’il a vu ».Mais Pierre sait que c’est le Seigneur qui lui parle puisqu’il lui répond : « Non, Seigneur. Je n’ai jamais mangé de nourriture interdite ».C’est l’arrivée des envoyés de Corneille qui, par l’Esprit, lui fait comprendre le sens de cette vision : finis les interdits ! Tous les animaux sont mangeables, égaux. Tous les hommes sont semblables, tous créatures aimées de Dieu et du Christ, son fils, envoyé dans le monde, comme nous l’avons vu tout à l'heure, dans la liturgie : « comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés »et « Vous êtes mes amis ».

       Et voila que Pierre accueille ces envoyés, les loge, puis va les accompagner pour une journée de marche. Encore un point commun entre Pierre et Corneille, il y a eu la prière et la vision, mais il y a l’action : Pierre se met en route et par deux fois le texte évoque le comportement généreux de Corneille envers les pauvres, prière et action sont liées. La prière comme préliminaire à l’action, chez ces deux hommes, nous a beaucoup frappés, interpellés sur la place que la prière a pour nous.

MAIS QUELLE PRIERE ?

    Ici, après la prière, chacun d’entre eux reçoit un message de Dieu. Leur prière n’est pas décrite. Mais il leur a fallu à tous les deux un silence intérieur, une écoute de la volonté de Dieu pour être capables de  capables de recevoir ces visions. Dans notre prière attention au bavardage complaisant

Pensons à la brièveté du Notre Père, donné par Jésus en enseignement de prière à ses disciples. Sachons faire silence, être mendiant de la présence de Dieu. Que ce ne soit pas un moment vain qui ne nous conduirait pas vers une conduite d’amour.

      Quelle belle image de l’église et de nos relations humaines ! Nous avons besoin les uns des autres. Précisons : les autres ont besoin de nous, cela nous a été appris depuis longtemps. Mais, aussi, j’ai, nous avons besoin des autres, ce qui est parfois plus difficile à vivre avec notre éducation chrétienne de service. Pierre, ce grand personnage a besoin de ce centenier Corneille pour comprendre ce que Dieu a à lui dire.

   Une remarque dans notre groupe : Corneille le romain est visité par un ange comme l’a été la petite juive Marie. Maintenant toute l’humanité est visitée.  Nous aussi. La petite histoire d'Odile, Janine, et Isabelle en est un exemple. Odile n'a pas vu  d’ange, mais a reçu une inspiration intérieure. Ne serait-ce pas une réponse à sa prière ?

 Une question se pose à nous, maintenant. Nous sommes membres d’une église établie, officielle avec sa culture biblique, nous sommes des Pierre, qui sont pour nous les Corneille ?

Qui sont ceux qui,  en dehors de notre tradition chrétienne, ont trouvé le chemin du Seigneur, le prient, mais ont peut-être besoin de nous et dont nous avons peut-être besoin. Peut-être avons-nous à être vigilants pour savoir accueillir, visiter ces enfants de Dieu si différents de nous .Comme Corneille a apporté à Pierre, ils peuvent peut-être nous apporter. Je pense à l’ouverture œcuménique, est-elle suffisante, doit- elle évoluer ? Et puis aux hasards de la vie, dans les rencontres que nous pouvons faire auprès de nos voisins, au travail, aux associations de parents d’élèves ou autres, en voyage, en vacances……

     Une autre petite question pour finir. Nous avons des vies très pleines des tas d’occupations. N’y a-t-il pas dans tout cela trop de contraintes qui nous interdisent comme à Pierre une relation juste avec le Père et avec les autres ?

       A chacun de faire le ménage avec confiance dans l’accompagnement,  la sollicitude que ce Père a pour nous. De la part de Pierre, celui qui est au groupe de préparation du culte, je vous transmets : « P.A.P », non il n’est pas devenu catholique, c’est P.A.P. : Prière, Action, Prière !

Amen.

Marie-France Lanz

DIMANCHE 28 JUIN

Notre journée de paroisse, dimanche 28 juin

  • 10 h 30 culte au temple

  • A partir de 12 h , rendez-vous à Paladru chez Daniel et Marie Lanz, un covoiturage est prévu pour ceux qui en ont besoin.
  • Repas partagé: chacun apporte un plat salé ou sucré, charcuterie ou pain et fromage ou encore boissons.

  • Après-midi: temps d'école biblique pour les enfants et de caté pour les jeunes, et aussi partage sur des sujets de la vie de l'église pour les adultes présents.

  • Gouter vers 16 h 30-17 h, puis fin de cette journée paroissiale

Fermeture pendant l'été

Après la dispersion de l'été

Nous nous retrouverons pour le culte

Le dimanche 13 septembre à 10 h 15

JOURNEE PAROISSIALE DE RENTREE

 

Dimanche 13 septembre

Programme de la journée:

Au Temple,

  • 10 h école biblique, PKT ET KT
  • 11 h culte

 

 

 

A partir de 12 h 30 rendez vous chez Antoinette et Franci Dutilly,

 

368 route du Petit Criel, Moirans.

 

  • Repas partagé tiré des sacs
  • Pendant l'après-midi nous aurons un temps d'échange.

 

 

 

Culte et journée paroissiale

Dimanche 22 novembre:

  • Culte à 10 h 15 avec le pasteur André Leenhardt
  • Repas partagé
  • Après-midi un temps de poésie avec André Leenhardt.

PRIERE

Tu m’as guidé...

Je regarde en arrière

Vers les années passées

 

 Je n’ai pu planifier ma vie,

Car j’étais incapable de la prévoir.

Mais je devine ta main

Qui me conduit.

 

 Je m’émerveille du plan

Selon lequel tu as conduit ma vie.

Les courbes et les lignes droites

De mon destin.

 

 Tu m’as guidé

Et je discerne, après coup,

que ce fut ta main.

 

 Mes vœux furent nombreux à ne pas être exaucés

Et, à présent je vois…

Cela était bon.

 

 Je regarde en arrière

Et je te rends grâces.

 

 Jôrg Zink

Livre de prières

Edition Olivétan

 

 

 

 

PRIERE

Tu m’as guidé...

Je regarde en arrière

Vers les années passées

 

 Je n’ai pu planifier ma vie,

Car j’étais incapable de la prévoir.

Mais je devine ta main

Qui me conduit.

 

 Je m’émerveille du plan

Selon lequel tu as conduit ma vie.

Les courbes et les lignes droites

De mon destin.

 

 Tu m’as guidé

Et je discerne, après coup,

que ce fut ta main.

 

 Mes vœux furent nombreux à ne pas être exaucés

Et, à présent je vois…

Cela était bon.

 

 Je regarde en arrière

Et je te rends grâces.

 

 Jôrg Zink

Livre de prières

Edition Olivétan

 

 

 

 

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens

SEMAINE DE PRIERE POUR L’UNITE

DES CHRETIENS 18/25 JANVIER 2016

La célébration est préparée par:

La paroisse Notre-Dame de Vouise, la Chapelle de la Grâce, l’église protestante unie de Voiron.

Marqués par l’histoire douloureuse de leur pays mais également par une vie œcuménique féconde, les chrétiens de Lettonie nous invitent cette année à revisiter notre mission commune de baptisés.

Appelés à proclamer les hauts faits de Dieu

Texte biblique de référence : 1 Pierre 2, 9-10

Au carrefour des traditions catholique, luthérienne et orthodoxe, ils nous proposent pour cette Semaine de prière pour l’unité chrétienne un court extrait de la première lettre de Pierre nous exhortant à proclamer les hauts faits de Dieu.

Le passage choisi rappelle aux chrétiens qu’ils sont une « race élue, la communauté sacerdotale du roi, la nation sainte… » et qu’ils ont été appelés à passer des ténèbres à la lumière. Dieu s’est donné un peuple et celui-ci est missionnaire par nature, il a été choisi pour proclamer que le salut est offert à tous et pour faire briller la miséricorde de Dieu dans le monde.

La mission chrétienne se déploie dans toutes ses dimensions, prophétique, sacerdotale et royale, elle se vit par l’annonce explicite de l’évangile, la prière et le service du monde.

 

C’est notre vocation baptismale de témoigner des hauts faits de Dieu dans toute notre vie, en guérissant les blessures, en recherchant sans cesse la vérité et l’unité et en s’engageant résolument en faveur de la dignité humaine.

 

Nous vous invitons à participer à cette célébration œcuménique à l’église Saint-Pierre, rue Sermorens à Voiron

Le vendredi 22 janvier à 20 h 30

 

 

J.M.P

Journée mondiale de prière des femmes

Vendredi 2 mars à 20 h

au couvent de la visitation à Voiron

 

La Journée Mondiale de Prière (JMP) des femmes est un mouvement œcuménique mondial.

Créé en 1887 aux Etats-Unis, son secrétariat est à New York.

Actuellement, plus de 180 pays participent à cette journée de prière.

Une fois par an, nous prions AVEC et non pour les habitants d’un pays.

Cet œcuménisme est novateur. Il sollicite un esprit et un travail œcuménique à tous les niveaux.

Le 2 mars 2018, les chrétiennes du Suriname invitent le monde à prier avec elles.

Elles s’appuient sur le texte de la création de Genèse 1, versets 1 à 31 et ce constat de Dieu:

« Voilà, c’était très bon »

pour nous interroger sur notre responsabilité de chrétiennes et de l’avenir de notre création.

 La prière se tient dans les 180 pays et en France (près de 300 lieux). Chaque année, un pays différent conçoit et rédige une célébration œcuménique pour le monde. Ainsi, les mêmes mots déclinés dans la diversité des langues invitent à prier le Seigneur.

 La prière est organisée par les femmes, pour toute la communauté : hommes et femmes

 Ce que Dieu crée est toujours bon ! Au cours des cinq premiers jours, tout ce qui est nécessaire à la création de l’être humain est prêt. Nous sommes créés à l’image de Dieu. Notre dignité vient simplement de l’amour de Dieu et le Créateur nous tient responsables de la sauvegarde de l’environnement et de tout ce qui vit sur terre. Nous ne devons rien négliger ni rien gaspiller. Il est temps de réfléchir sérieusement à ce que nous avons fait de la création de Dieu.

 Quelle est notre contribution à sa restauration ?

 Suis-je conscient de faire partie, moi aussi, de la création parfaite de Dieu ?

 Le Suriname est un petit état, grand comme un tiers de la France, constitué à 90 % de forêt tropicale à la biodiversité spectaculaire. Mais les femmes Surinamaises nous font partager leurs inquiétudes et leurs préoccupations face à l’avenir de leur pays et de notre planète toute entière. Nous voyons déjà les changements climatiques ; le réchauffement de la planète se fait grandement ressentir dans leur pays. Elles attirent notre attention sur la nécessite absolue de sauvegarder la création.

 

Journée de Pâques

 

PAQUES, la fête de la résurrection de Jésus-Christ 

Vous êtes tous invités à venir partager votre joie le dimanche 1er avril 2018 à Paladru.

 

Rendez-vous à 8h45 à Paladru devant chez Daniel et Marie-France Lanz (il faut se garer sur le parking de l'école, à côté du restaurant le Relais des Tourelles)

Nous monterons tous enemble à pied vers un champ près de l'église.

 

A 9h louange à Dieu en plein air (Ceux qui ont des difficultés pour marcher peuvent aller se garer près de l'église) De retour chez Marie-France et Daniel, petit-déjeuner où nous partagerons les bonnes choses apportées par chacun, suivi par la chasse aux oeufs pour les enfants.

 

A 11h, célébration du culte.

 

Nous continerons la journée par un repas partagé. Pensez à apporter quelques chaises...

JOURNEE PAROISSIALE

Dimanche 1 er juillet journnée paroissiale.

batîment

CULTE DE NOËL

NOEL

 

Avec Vincent Prasil, on s’occupe de l'école Biblique de notre paroisse, et pour Noël,

avec les enfants, on a préparé une belle fête à laquelle on vous invite.

chants, prières goûter, saynète, marionnette.

Pensez, je vous prie à apporter quelques gâteaux à partager.

(pas mal de gâteaux, même car on a invité largement)

venez avec les amis, la famille, ce sera bien!

Amitiés

Sandra 

Priere

CANTIQUE DE NOËL:

Mon Jésus, beaucoup de gens se sont réjouis

parce qu’ils t’ont cherché et trouvé.

Moi, je me réjouis,

parce que tu m’as cherché et tu m’as trouvé.

Les bergers de Bethléem, à qui les anges sont apparus,

étaient dans la joie: ils ont entendu le message et ils ont vu.

Mais je suis plus joyeux que les bergers,

parce que j’ai entendu l’évangile de ta propre bouche,

et non des anges.

Tu as dit  « Viens à moi, je vais alléger ton fardeau »

Voilà pourquoi je suis plus joyeux que les bergers  de Bethléem.

Les mages d’Orient, ils ont vu l’étoile! Ils étaient heureux;

ils t’on cherché et ton apporté de riches présents.

Mais je suis  plus heureux que les mages,

car c’est toi qui m’as cherché;

tu m’as apporté le plus riche présent du monde, ton salut.

Voilà pourquoi je suis plus heureux que les mages d’Orient.

Marie est bénie: enfant, tu as habité

pendant quarante semaines dans son sein.

Mais je suis béni plus que Marie,

parce que, tout au long de ma vie,

tu habite dans mon cœur, toi, le Christ ressuscité.

Voila pourquoi je suis béni plus que Marie, ta mère.

Siméon le prophète s’est réjoui et il a chanté:

Mes yeux ont vu le Sauveur!

Je ne t’ai pas vu, mais je crois en toi.

Et comme tu déclares bienheureux ceux qui ont cru sans avoir vu,

J’atteins les sommets de la béatitude.

 Johnson Gnanabaranam

Ed Olivétan

Culte

Samedi 4 février culte à 18 heures:

 Avec Marcel Vette, notre ami artiste, autour des mosaïques

de l’église St Clément de Rome qui parlent d’un chemin de salut dans la foi.

Elles seront présentées au cours du culte.

 

 

 

PROJECTION-DÉBAT

Dimanche 26 mars 2017

 

martin luther

 

Rendez-vous à 14 h 30

  • Projection du film
  • suivi d'un débat.
  • au Temple 3 Bd du 4 Septembre, Voiron

JOURNEE PAROISSIALE

Chers amis.

 Le temps passe, l'été est bientôt là et avec lui s'inscrit notre journée de paroisse de fin d'année scolaire.

 

Comme vous le savez, elle aura lieu

dimanche 18 juin prochain:

elle commencera par le culte au temple à 10h15 célébré avec le pasteur François Dietz qui nous fait le plaisir d'être parmi nous.

 ******************

La suite de la journée se déroulera chez notre amie Barbara Lucht qui nous a très gentiment proposé sa maison et son jardin. Dans la pièce jointe, vous trouverez ses coordonnées et la route pour aller chez elle à St Cassien, donc pas loin de Voiron. Comme à l'habitude, chacun apportera un plat ou dessert à partager, pain, fromage ou boissons...

Barbara m'a priée de vous dire de ne pas apporter de viande car elle offrira des grillades !! Quelle belle idée ! Un grand merci à elle pour cette proposition. Par contre, sièges pliants et tables de camping sont les bienvenus, éventuellement un parasol et des chapeaux. Merci à vous.

 

Pour l'après-midi, des jeux bibliques sont prévus, animés par le pasteur. Et si vous avez d'autres idées d'animation ou de discussion, elles sont les bienvenues.

 ********************

Mais ce ne sera pas notre dernière rencontre avant les vacances

car les 3 jeunes du groupe post caté, Melody, Claire et Esther vous proposent un culte animé par elles

le vendredi 23 juin à 19h au temple. 

Elles n'ont pas pu trouver une autre date mais se réjouissent de nous retrouver ce jour là, jeunes et vieux ensemble avant la grande séparation puisqu'elles commenceront leur vie d'étudiantes à la rentrée, pas forcément tout près d'ici ! Alors soyons présents autour d'elles pour cet "Au revoir" et pour leur souhaiter bonne chance !

Bien amicalement

Antoinette

 

Fermeture

Suite au coronavirus les locaux de l'église de Voiron sont fermés jusqu'a nouvel ordre.

Le tableau à droite vous informe sur les rencontres par téléphone de nos activités

 

Donne-nous le courage de répandre l'espoir


 Seigneur,
nous ressentons de l’insécurité et de l’inquiétude.
Nous avons l’impression que les choses échappent à notre contrôle
La peur se propage plus vite que le virus
Mon voisin devient une menace

Les frontières se ferment, les gens se retrouvent isolés

Seigneur, nous comprenons les mesures et les tentatives pour aider
Seigneur, nous ressentons de l’insécurité et de l’inquiétude
Tu es venu sur terre pour guérir, lorsque la peur et la méfiance se répandent
Tu es venu sur terre pour réconforter, lorsque le désespoir et la solitude se font ressentir
Tu es venu sur terre parmi les exclus et les marginaux

Nous te prions :
Donne-nous le courage de faire face à la maladie et à la mort, 
et de ne pas les accepter comme une fatalité

Donne-nous le courage de répandre l’espoir, lorsque la peur assombrit le monde.
Donne-nous la force d’apporter du courage lorsque les gens se sentent seuls et exclus
Seigneur, nous avons l’assurance qu'à travers ton Esprit, nous sommes connectés en tant qu’Églises, même au-delà de nombreuses frontières. Amen

Préparé par pasteur Sören Lenz,
Secrétaire exécutif à la Conférence des Églises européennes


 

fermeture

Suite à la pandémie du coronavirus les locaux de l'église sont fermés jusqu'à nouvel ordre.

Les activités sont indiquées à droite.

 

Prédication pendant le Culte  des Rameaux :Mt 21, 1-11

Jésus a un but : monter à Jérusalem, entrer dans sa ville en tant que roi héritier de David. Il aurait pu entrer sur un char tiré par des chevaux brillamment harnachés. Eh bien non !  il fait cela dans un équipage qui n’a rien de vraiment royal. C’est sur un âne, la monture du pauvre.  Jésus est un roi humble.

Jésus était populaire. Souvenez-vous ! Quand il était entré à Capharnaüm, il y a avait tant de monde que l’on avait dû percer le toit de la maison ou il était pour lui amener un paralytique (Mc 2 ). Une autre fois la foule était si pressante, qu’il avait dû monter sur une barque pour leur parler ( Mc 4, 31 ). De même quand il avait nourri 5000 personnes en multipliant les pains. Quand il monte à Jérusalem, le bain de foule est incroyable. Elle le célèbre avec des rameaux ; ce qui confirme sa popularité. Cette foule en liesse espère voir le messie annoncé depuis si longtemps. Elle espère sans doute qu’il allait renverser les pouvoirs en place pour instaurer la domination d’Israël sur le monde entier.

Quand, dans une deuxième étape, après ce bain de foule, il monte à Jérusalem, au climat enthousiaste de la foule succède une autre ambiance, celle du doute, du manque de confiance. Et l’on s’interroge : « qui est-ce » ? «  Qui est-ce ?  »,« N’est-ce qu’un petit prophète ? Ou est-ce le Messie tant attendu » ?  On n’a plus du tout confiance. Comme si les gens avaient peur d’être déçus ; de vivre un nouvel échec.

Souvenez-vous des pèlerins d’Emmaüs. Eux aussi avaient vécu l’enthousiasme quand ils écoutaient Jésus sur les routes. Et voilà qu’il est crucifié. Il n’a rien pu faire.  Alors tout tristes, ils se disaient : « Nous espérions, mais  voici le troisième jour et le tombeau reste fermé. Le crucifié reste muet ». Leur confiance en Jésus avait disparu. Il n’avait pas été ce guerrier vainqueur et triomphant qu’ils attendaient. Et pourtant, figurez-vous que Jésus marchait discrètement à leurs côtés. Ils n’en savaient rien ! Ils le découvrent en partageant avec lui le pain. Ils sont stupéfaits. Contre toute attente, Il était là.

Alors nous aussi nous pouvons nous interroger. Qui est- Jésus pour nous en 2020 ? Faut-il que nous lui trouvions une place dans la Trinité ? Dans les dogmes de notre église ? Dans les sacrements du baptême et de la Cène ? Dans ses paroles telles qu’elles nous sont rapportées dans les évangiles ? Vaudrait-il mieux que nous aussi nous limitions la confiance, n’espérions plus sous prétexte que l’Église n’est plus triomphante?

Non ! Car l’espérance et la confiance ne déçoivent jamais. Car le Royaume est présent par notre confiance, par notre espérance Il est semence de puissante transformation, mais avance discrètement, humblement. Comme Jésus quand il cheminait auprès des pèlerins d’Emmaüs. Et puis Jésus va nous étonner, nous stupéfier.

Jésus va bien monter à Jérusalem. Il va y provoquer un scandale au Temple, en renversant les tables des changeurs, en provoquant les prêtres qui vont organiser leur vengeance. Cette montée va en effet se terminer par sa mort en croix les jours suivants. Alors nous aussi allons-nous douter ? Nous demander qui est ce Christ ? Allons-nous comme les pèlerins d’Emmaüs, ne plus avoir d’espérance ?

Notre espérance ne sera pas déçue. Nous gardons notre confiance en Lui. Il a vaincu la mort. Même si le monde nouveau tel que l’espérait la foule qui l’acclamait,  tel que nous l’espérons quand nous nous forgeons des utopies qui ne se réalisent pas, nous sommes appelés à ressusciter avec lui dès maintenant, vivants pour l’advenue de son royaume, pour une vie qui a un sens dès maintenant.  Comme le dit l’apôtre Paul : « Nous avons été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que comme Christ est ressuscité des morts, par la gloire du Père, nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » ( Ro.6,4)

Et voici que des gestes de reconnaissance, de bonté, de solidarité nous étonnent et nous émerveillent. Des applaudissements pour ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société alors qu’ils sont sous-payés, méprisés. Je parle ici des aides-soignantes, des infirmières et infirmiers, des médecins qui travaillent dans les hôpitaux, le personnel des écoles, les instituteurs, des professeurs, des chercheurs, des éboueurs, des caissières. Ce sont des gestes significatifs du royaume qui vient. Dieu est déjà présent dans ces gestes.  Un petit virus remet les pendules à l'heure, car voilà qu'aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre. Oui ! A chaque fois que l’amour et la bonté se manifestent, Christ ressuscité est présent à nos côtés. Mais nous ne le voyons pas toujours.

 Amen

Hughes Lehnebach

Fermeture

Suite à la pandémie du coronavirus les locaux de l'église sont fermés jusqu'à nouvel ordre.

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PREDICATION du culte de Pâques par la pasteur Marie-Pierre Van Den Bossche à Voiron

 

Frères et sœurs,

 

Ils sont trois, trois personnages dans ce récit : une femme et deux hommes. Trois personnages qui courent, qui s’affolent, un peu comme lorsqu’un morceau de sucre tombe au milieu d’une fourmilière, sauf que là, le morceau de sucre, ou plutôt la pierre... a été enlevée.

Au départ, elle est toute seule, Marie-Madeleine, toute seule dehors, à une heure où une femme ne sort pas puisqu’il fait encore nuit. Mais fait-il nuit dehors ou bien dans son cœur ? Ne serait-ce pas la nuit du deuil ?

Marie-Madeleine est seule et elle est la première, la première du premier jour et j’ai envie de dire de la première heure. Mais elle est à peine arrivée qu’elle repart aussi sec.

En réalité, les trois personnages ont couru. Les trois personnages ont été premiers : Marie-Madeleine à la première heure, Jean à la course et Pierre pour entrer dans la tombe...

Les premiers seront derniers et les derniers seront premiers avait dit Jésus. En réalité, nul ne peut se mettre au-dessus ou en dessous des autres. Quelle que soit notre relation à Dieu, il nous aime chacun d’une manière unique et même si certains ont été baptisés avant d’autres, même si certains ont suivi le kt depuis leur enfance tandis que d’autres sont arrivés par hasard, en poussant la porte, l’essentiel est de se savoir aimé, quoiqu’il arrive, de façon unique.

Marie-Madeleine, le disciple que Jésus aimait, Pierre sont tous trois arrivés à la tombe, tous trois sur la plus haute marche du podium : la première. Pourtant à l’arrivée, un seul croit. « Il vit et il crut dit le texte ». Que vit-il de plus que les autres qui lui permit de croire là où les autres sont perplexes ?

Marie-Madeleine vit que la pierre a été enlevée et elle en déduit immédiatement qu’on a enlevé le Seigneur du tombeau. S’est-elle approchée ? Nullement. Est-elle allée voir s’il était dedans ? Nullement ! Marie-Madeleine constate et déduit immédiatement. La seule chose qui lui paraisse imaginable c’est le fait que des gens aient cherché à récupérer le corps de Jésus. Les autorités ? Des admirateurs ? Peu importe ! Si elle part chercher Pierre et Jean, c’est sans doute pour l’aider à mener une enquête et à récupérer, vite fait bien fait le corps.

Pierre, entrant dans le tombeau voit les bandelettes qui gisent là et le linge qui était sur la tête de Jésus ; ce linge ne git pas avec les bandelettes mais il est roulé à part, dans un autre lieu. Le regard de Pierre est observateur. Il inspecte, scrute, examine comme s’il était décidé à aider Marie-Madeleine à trouver une explication et une solution au problème. Il mène l’enquête.

Le disciple que Jésus aimait est le seul à entrer, à voir et à croire. Il n’est pas dit ce qu’il voit. D’ailleurs, voit-il quelque chose ? Sans doute, il ne voit rien... mais ses yeux s’ouvrent comme ceux de l’aveugle qui, d’un seul coup, voit droitement. Le disciple aimé ne voit rien car le tombeau est vide, mais à lui seul est révélé le mystère de la Résurrection. Le tombeau est vide. Ce n’est pas uniquement l’âme de Jésus qui est ressuscitée, mais le corps aussi ! Ce n’est pas un ectoplasme qui va se présenter ensuite aux disciples, mais Jésus en personne, avec son corps glorifié certes, mais marqué par les blessures de la croix.

Pour l’instant, en tout cas, le disciple que Jésus aimait ne voit rien et il croit. Lui seul reconnaît dans l’absence de corps de Jésus dans la tombe, l’éternelle et véritable présence de Jésus dans le monde.

Dans la revue Filotéo destinée aux enfants, je lisais la réflexion d’une enfant de 9 ans qui disait à peu près ceci : « Si Jésus n’était pas mort, ce serait embêtant car tout le monde voudrait l’approcher alors que comme il est mort et ressuscité, chacun peut l’approcher dans son cœur ».

Le disciple que Jésus aimait était le plus proche de Jésus. Posé contre le sein de son maître lors du dernier repas, il est encore là, dans la tombe, celui qui sent encore les pulsations de Jésus. Il voit et il sait, instantanément. Il comprend sans forcément s’expliquer. Il croit, c’est tout.

Quant aux deux autres, ils semblent chercher une explication. Lorsque Pierre et Jean s’en retournent, Marie-Madeleine reste et entre à son tour dans la tombe. Un instant plus tard, elle confondra Jésus avec le jardinier. Ne voit-elle donc pas ? Est-elle donc aveugle ?

Oui, en quelque sorte, elle n’en croit pas ses yeux. Elle voit sans croire à ce qu’elle voit.

Dans ce texte, trois mots grecs différents sont utilisés pour dire le mot voir. L’un signifie plutôt regarder, constater, l’autre signifie observer, examiner, contempler. Le verbe utilisé pour le disciple bien-aimé signifie voir et certainement reconnaître. Face à cette nouvelle réalité qu’est le tombeau vide, les uns vont s’interroger et tenter de trouver une explication ou un début de piste tandis qu’à l’autre, la vérité sera révélée.

Réalité et vérité se sont rencontrées en la personne du disciple bien-aimé.

Mais si l’un est le premier à croire, Marie-Madeleine sera la première à voir de ses yeux et surtout à s’entendre appelée, appelée à témoigner tandis que Pierre, lui, plus tard, deviendra chef de l’Église, deviendra premier.

Ils sont trois, trois personnages dans ce récit, tous trois premiers à leur façon, tous trois croyants à leur façon, comme une manière unique d’être en relation avec le Christ.

Combien sommes-nous ce matin ? Trop nombreux pour être comptés mais si peu au regard de tous les baptisés. Et pourtant, chacun a une place unique dans le cœur de Dieu. Même si tous nous croyons en un seul Dieu, Père, et Fils et Saint-Esprit, chacun de nous a une manière de croire qui lui est propre, tout comme nous espérons que les enfants trouveront un jour la leur et avoir avec Lui une relation absolument unique.

En effet, frères et sœurs, il y a 2020 ans une porte s’est ouverte sur la liberté de croire et d’aimer que jamais personne ne pourra refermer.

 

 Alléluia !

 

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Prédication du dimanche 19 avril

Jean : ch 20 versets 19 à31

 

« Voir et croire », tel pourrait être résumé en trois mots le thème de  texte que nous venons de lire. En ces temps de confinement comme les disciples ici entrons dans ce temps de méditation

 

Jésus apparaît aux disciples enfermés, terrés, confinés comme nous actuellement, par crainte des autorités dans une chambre haute de Jérusalem. Jésus leur montre ses plaies afin qu'ils croient. Les disciples virent et crurent et Jésus leur confie une mission : ils iront porter partout la bonne nouvelle et il souffle sur eux en disant « Recevez l'Esprit saint ».

 

Ensuite l'apparition de Jésus à Thomas. Thomas qui était absent lors de la première apparition de Jésus aux disciples est sceptique quant à la réalité de l'apparition du maître aimé. Thomas a mauvaise presse dans le christianisme. Et pourtant, quel mal y a-t-il à réclamer une preuve de ce que ses compagnons affirment ? Après tout, tous ont un moment douté. On a vu que Jésus a dû montrer ses plaies aux disciples pour qu'ils croient. La parole de Marie de Magdala ne leur suffisait pas.

 

Ensuite les disciples proclament haut et clair que le Seigneur a vaincu la mort. Mais Thomas ne se contente pas de ce « nous avons vu le Seigneur ». Alors, en homme de bon sens, il demande à voir et même à toucher les plaies laissées par la crucifixion sur l'homme qui est apparu. Et Jésus trouve sa quête légitime puisqu'il s'adresse directement à lui : « Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance ta main et mets-là dans mon côté ». Thomas alors reconnait en lui le messie. Il n'a pas eu besoin de toucher. Il a vu et a cru.

 

Alors, bien sûr, des questions se posent à nous avec ce texte riche en événements. Pour croire à la Résurrection, il a été nécessaire que Jésus ressuscité s'adresse lui-même aux disciples. Ils ont vu et cru parce que Jésus est venu en personne.

 

Pour Thomas, c'est différent : il n'était pas présent lors de l'apparition de Jésus n’a pas voulu se contenter du témoignage de ses compagnons, leurs premiers pas dans la mission qui leur a été confiée : annoncer la bonne nouvelle.

 

Qu'en est-il de nous, qui n'avons connu ni Jésus, ni les disciples, qui vivons dans le temps de l'Église, depuis deux mille ans, dans l'attente d'un retour du Christ et de la vie éternelle qui nous est promise.

 

Bien plus encore que pour Thomas, il est difficile pour nous de croire en ces évènements la résurrection annoncé par Jésus, que nous espérons pourtant de tout notre être. Et même si on y croit fermement, cela ne veut pas dire pour autant que nous ayons la foi.

 

Car « croire à » et même « croire en » n'est pas avoir la foi. Croire pour la majorité des chrétiens, aujourd'hui comme hier, c'est croire en l'existence de Dieu, c'est reconnaître que le monde a été créé par une puissance éternelle dont nous ignorons tout. Un Tout autre. Mais Jésus ? Qui était-il ? Et que signifie cette expression de Fils de Dieu ? Après tout, ne sommes- nous pas tous des enfants de Dieu. Les quatre évangélistes disent que Dieu l'a ressuscité et lui a fait une place à ses côtés, qu'il reviendra un jour parmi nous, et que nous-mêmes aurons la vie éternelle. Est-ce suffisant pour être intimement convaincu ? Ne sommes-nous pas tous des «Thomas » qui ne demandent qu'à croire, mais avec le doute en nous.

 

En vérité, on ne trouve nulle part dans l'Écriture que la foi serait le simple fait de croire que Dieu existe, tout le monde croit ou pas, en une puissance surnaturelle qui a créé le monde.  C’est une constance dans le second testament. Les foules suivaient Jésus, mais pour croire qu'en le suivant, ils auraient le salut, il leur fallait une preuve, un miracle, un « acte de puissance ».

 

Or avoir la foi, aujourd’hui c'est justement croire sans preuves concrètes. Si on lit avec attention le texte, on se rend compte que c'est la parole des disciples que Thomas met en doute. Pas l'existence de Dieu, ni même la Résurrection de Jésus. Thomas a eu besoin, comme les autres, de voir pour croire.

 

Il faut savoir que la foi, dans la Bible, est un  bouleversement et en  même temps une affaire de lutte entre Dieu et le croyant et qu'elle l'est tout les  jours : c'était vrai pour les prophètes qui essayaient toujours de résister, d'une manière ou d'une autre, à faire ce que Dieu leur demandais ou qui négociaient avec lui la tournure que les évènements devaient prendre. La foi, selon ce que nous pouvons déduire de nos lectures bibliques, est faite d'allées et retours entre ce que nous lisons, ce que nous entendons, ce qu'on nous dit de Dieu, et ce que nous expérimentons.

 

Car là est le point central. La foi, c'est faire l'expérience de Dieu, c'est comprendre au-delà du compréhensible, c'est saisir au-delà de l'intelligible. C'est entrer dans une relation personnelle avec Dieu.

 

Or la foi, c'est une rencontre avec Dieu qui change notre perception de la vie et de la mort. Pour toujours ? Ou peut-être pas : tous les témoignages que nous avons de ceux qui ont fait l'expérience de cette rencontre avec Dieu, reconnaissent la difficulté de ne pas être, et  par moment, la proie du doute. On peut probablement avancer l'idée que la foi est du domaine de l'instant, et que, de ce fait, elle est toujours à renouveler.

 

Mais douter cela peut être aussi s'interroger sur notre propre foi  et nous faire avancer?

 

 On peut donc dire que la religion rassemble les hommes ; que la croyance les rassure ; et que la foi donne accès au mystère chrétien. La foi est un don du Dieu d'amour qui cherche à entrer en relation avec l'homme sa créature. C'est la foi de Jésus qui nous est donnée en exemple, et le Dieu de Jésus Christ, c'est le tout Autre, mais aussi le Père. C'est le Dieu en relation qui parle, aime et pardonne, qui interpelle l'homme en détresse mais qui se tait lorsque l'homme fait le choix du pouvoir, de l'orgueil, de l'autosatisfaction : l'homme peut tout, pensent certains,.

 

« Notre Père qui es aux cieux ». Notre Père, celui de Jésus, celui qui nous a promis le Royaume. C'est en lui que nous devons mettre notre confiance. C'est vers lui seul que Jésus nous demande de nous tourner. Comme il l'a fait lui-même jusqu'aux moments ultimes de sa vie. Seulement la bonne volonté et une conduite exemplaire ne suffisent pas à produire l'expérience de Dieu. De la « conversion », qui est réponse à un appel de Dieu à « naître à nouveau », selon le critère formulé par Jésus à Nicodème. Pour les uns, c'était possible, pour les autres, non : seul Dieu pouvait amener l'homme à la foi.

 

Mais il ne faut pas pour autant confondre la foi avec l'émotion religieuse, qui n'est généralement que passagère. La foi, c'est la conviction, l'adhésion totale à quelque chose qui nous dépasse, que nous ne comprenons pas. C'est quelque chose qui sort du raisonnable et nous propulse dans le monde de l'extra –ordinaire et surnaturelle. C'est aussi un « retour » à l'origine; ce n'est en aucun cas une démarche philosophique, ni du mysticisme. La foi est réponse à un appel, et pour celui ou celle qui la reçoit, c'est d'abord un sentiment d'intimité avec Dieu, de confiance en l'amour de Dieu. Et cet amour que nous recevons nous donne la possibilité de « déplacer les montagnes », comme disait Jésus à la foule qui l'écoutait et refusait de le croire (Marc 11, 22 ss).

 

Avoir la foi, c'est croire que la vie éternelle que Jésus nous a promise est déjà là maintenant, malgré les accidents et les douleurs de l'existence. Avoir la foi, cela ne veut pas dire seulement croire que Dieu existe, mais « vivre en relation Dieu  et les autres». C'est ressentir, dès maintenant, la chaleur de la lumière divine, puisque la réponse que nous apportons à l'appel de Dieu nous permet de goûter, dans l'instant, à cette vie promise

 

Mais attention, ce don n'implique pas que l'homme et la femme qui l'ont reçue, n'ont plus qu'à poursuivre leur vie comme avant dans une confortable assurance  Le don de la foi doit être une force qui doit nous faire « soulever les montagnes » malgré les difficultés qui sont devant nous. C'est ce que Jésus attendait des disciples.

 

C'est ce qu'il attend de nous aujourd’hui, dans ce temps de pandémie et de na baisser les bras Parce qu'elle vient d'une expérience singulière et non d'un enseignement théologique, la foi doit nous rendre au contraire plus vivants, plus réels, plus ouverts au monde qui nous entoure.

 

Amen

 

 Pierre

 

 

 

 

 

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Culte du 17 mai 2020

PREDICATION : texte Actes des Apôtres ch 8 v 5 à 25

Ce curieux événement comporte plusieurs enseignements :

  • C’est le premier chapitre de l’histoire des missions
  • L’Évangile sort de Jérusalem à cause de la persécution
  • Les diacres ne sont pas que des administrateurs des tables
  • Le diacre Philip est le premier présenté ici en mission.
  • Enfin l’histoire de Simon le magicien
  • Simon de la malédiction à la Grâce

Le récit que nous avons lu est un récit de mission.

 Philippe fuit la ville de Jérusalem qui persécute les chrétiens.  Il ne s’agit pas encore d’aller aux extrémités de la terre, mais en Samarie, toute proche.  En Samarie, vivent des juifs aussi, mais des juifs dont les autres disent d’eux qu’ils sont à moitié païens,  en tous les cas, quoiqu’ils en soient,  ils ne sont pas des non croyants. Et Comme tous les juifs eux aussi attendent le messie.

Cette mission en Samarie, Philippe ne l’a pas choisie, il n’est même pas envoyé par son Église ; c’est parce qu’en Judée la persécution des chrétiens était grande, que s’est retrouvé sur  la terre de mission de  Simon le mage. Une terre où il va rencontrer une autre frontière bien plus subtile, que le servic des tables..

Avant de le juger la magie ou  les mages, souvenons nous que l’Évangile commence avec des mages, on les appelle parfois astrologues, on en a fait des rois.  En tous les cas, ces mages qui suivent l’étoile qui les mènent au Christ jouent un rôle dans l’histoire de la Bible

Avant de juger la magie ou les mages interrogeons-nous comment nous réagissons.

Au verset 9 nous découvrons un nommé Simon qui se trouvait dans la ville, qui occupait le terrain avant l’arrivée de Philippe. Car cet homme exerçait la magie et stupéfiait le peuple. Ce verbe se retrouve dans l’attitude de la foule à la Pentecôte ou après  la guérison de l’infirme à la Belle Porte. Le récit évoque une concurrence entre les signes que produisaient Philippe et Simon le magicien. Simon se disait quelqu’un de grand, ce qui le situe à l’inverse de l’Évangile pour qui celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand (Luc 9.48).Rappelons-nous : la vraie grandeur ne situe pas dans la stupéfaction des foules, mais dans le service du prochain.

Peut-être avons-nous  vécu dans des rencontres, et entendus  des paroles de connaissances, assister à des guérisons ou des délivrances mais ce qui est important le signe est là pour nous rapprocher de la parole et devenir disciple du Christ et ne pas rester spectateur.

La prière n’est jamais un acte magique, mais une démarche dans la foi, que l’on soit dans la joie, la tristesse, la dépression ou le deuil. La frontière entre foi et pensée magique est-elle réservée aux autres, aux samaritains, aux semi païens… D’ailleurs le livre des actes des apôtres fait la part belle au merveilleux.

Quand La mission de Philippe  croise celle de Simon, Une concurrence  s’installe entre les miracles de l’un et la magie de l’autre. Mais Bien qu’étant Exilé, étranger, et bien que Simon le précède en Samarie, soit là avant lui, reconnu de tous pour sa grandeur quasi divine, Philippe réussit à faire entendre la parole, la parole de Dieu.

 Et il réussit à la faire entendre comme une Bonne nouvelle !   «  Ceux qui avaient été dispersés annonçaient la parole comme une Bonne Nouvelle »

Alors Les gens s’attachent à son message,  car  il y a dans cette bonnes nouvelles,   des choses assez extraordinaires qui se passent. En tous les cas, la joie est grande !  La joie est suffisamment grande et manifeste pour que le récit y fasse allusion. Toute la ville en est remplie.

La joie qui touche toute la ville  devient même plus grande que la fascination pour ce qui parait si facile, si attirant chez Simon, le grand magicien. Même Simon est touché.

 A Bethleem des mages très savants  s’agenouillent pleins de joie, devant un enfant.

En Samarie un mage aussi s’abaisse, saisi par la même joie de découvrir la Grâce de Dieu.

 

C’est ainsi qu’est annoncé la venue de Dieu parmi les hommes. Comme une joie capable d’ouvrir les chemins les plus inattendus, partout.

Il y a vraiment quelque chose de grand dans cet évènement qui se passe en Samarie..

Il ya Quelque chose qui rappelle les commencements de l’Évangile, avec ces mages et ces miracles qui accomplissent les prophéties, beaucoup d’infirmes et de paralytiques sont guéris, c’est le signe des temps messianiques, du temps de Dieu parmi les hommes.

Retenons,il y a quelque chose de grand dans cette mission qui ne tient pas à la grandeur des paroles ou des actes, mais à la grandeur de proclamer le Christ ressuscité..

Tout ce récit s’articule autour du mot grandeur qui revient au moins cinq fois : D’abord, la grandeur de la persécution qui veut arrêter cette Parole. Puis Quand Philippe arrive en Samarie, la grandeur  de Simon est bien établie, du plus petit jusqu’au plus grand on entend dire de lui qu’il est grand, d’une grande puissance, quasi divine.  Puis vient cette  grande joie parmi le peuple, d’entendre cette bonne hier comme aujourd’hui.

Et c’est là que l’histoire change de camp. La joie emporte tout. La joie est la plus grande des forces. C’est elle qui arrache les hommes à la magie, l’illusion de conduire sa vie hors des réalités du monde. Le miracle dans tout cela, c’est peut-être qu’il y ait une grande joie possible malgré les persécutions, des persécutions aussi grandes soient elles qui ne peuvent rien contre la Parole, qui ne peuvent éteindre le feu de ce message d’amour ; le miracle est dans cette grande joie qui unit les hommes dans un commun accord.  Dans la joie nait la parole entendue, même si tout semble contraire, pour venir contrarier l’annonce de la Parole, hier et aujourd’hui la joie demeure.

Une frontière est franchie par Philippe, dont la prédication a surpassé les superstitions, les « super puissances » comme dirait Paul. Et rien n’est impossible à Dieu, car même Simon se place sous la prière pour échapper aux  paroles de malédiction prononcées par les disciples et se convertir.

C’est cela le miracle de l’Évangile

. L’évènement de la présence de Dieu dans nos vies. Que rien ne peut égaler, ni surpasser. Il y a de la grandeur à croire en cette parole, et de la joie.une joie imprenable

Oui il y a de la grandeur à croire et de la joie à le vivre et en témoigner.

Amen

 

Prédication

Prédication, culte dimanche 24 mai 2020:

 

NOTRE DEMEURE AVEC DIEU, C'EST LE CHEMIN AVEC TOUS

Les Actes 15,1-29 ; Apocalypse 21,10-23 ; Jean 23-29

Celui qui avait dit «Je suis le chemin », nous dit qu'il viendra « demeu er en nous ». Serions-nous habités par un chemin La demeure serait-elle mouvante ? Quand Jésus nous invite â « demeurer en lui » comme-luilui « demeuré eu nous », quand il nous presse de  « marcher à sa suite », fait-il de nous des routards rie Dieu, toujours en partance, jamais arrivés ?

Dès la première page de son évangile, jean situe la venue de jésus sur la toile de fond de l'immense passé humain : le Verbe en qui tout a été créé « s'est fait chair, il a habité -littéralement il a dressé sa tente - parmi nous. » Habitation légère et mobile qui ne fixe pas l'homme mais qui part avec lui—, la tente, que le vent fait frémir, vibre déjà au souffle de l'ailleurs...

Il est venu lui-même

Ici aboutit la longue histoire des localisations de Dieu, On a cru Le rencontrer dans le tonnerre, la foudre, les éléments du monde, on est allé vers Lui sur les montagnes, pris des arbres et des sources, on l'a enfermé dans des statues, on l'a assigné à résidence dans les temples et les villes saintes, on a voulu L'accueillir dans les formules des rites et des lois_ et un jour, ll est venu Lui-même, visage et parole d'homme, démarche alerte, lucidité de feu, présence si vive que les siècles ne la ternissent pas. Au ternie de la longue suite des représentations de Dieu, Le voici, inattendu, mêlé à notre humanité si fragile et si malmenée, si bonne et si mauvaise, où les forces de vie et les forces de mort semblent poursuivre une lutte infinie. il demeurera parmi les hommes. Ce ne sera pas en apparence. Il saura cc qu'il en coûte d'être homme avec les hommes et de vouloir que tout homme soit reconnu comme un homme. Il renversera les barrières pour aller vers les méprisés, les étrangers, les païens, li annoncera à tous, en actes, la bonté du Père qui considère tout homme comme son enfant, quelle que soir la couleur de sa peau ou de son âme. Le charpentier de Nazareth déplaçait Dieu il l'arrachait aux temples, aux prêtres, aux interprètes de la Loi, aux dévots, aux bien-pensants, aux purs, pour l'offrir aux pauvres, aux pécheurs, aux malades, aux marginalisés de toutes les exclusions. Et à tous, proposait de marginalisés le Père qui aime, qui veut désentraver, qui invite même à l'amour des ennemis. Quelle révolution intérieure aux conséquences religieuses, sociales et politiques redoutables ! Depuis vingt siècles, a-t-on fait davantage que la monnayer avec une parcimonie prudente ?

Faire « demeure commune » avec Dieu

Comment pourrons-nous faire « demeure commune » avec Dieu, habiter le chemin qui marche ? Ce sera toujours garder au cœur une parole qui dérange, qui réveille, qui entraîne en avant. Jésus ne nous a pas laissé un code de prescriptions sa parole abonde en paradoxes, elle est un levain du cieux et de l'esprit,, elle veut faire de nous des responsables vigilants_ L'intimité du Père qui donne et pardonne est en nous le ferment de toutes les inventions aimantes. On a longtemps voulu faire habiter Dieu à distance. On lui construisait des édifices prestigieux, on forgeait des grilles, on délimitait des espaces sacrés. Était-ce pour l'honorer ou pour se préserver de sa proximité brûlante ? Déjà les prophètes avaient brisé ces séparations qui interdisaient à Dieu de jeter sa lumière dans la vie de la cité : ils avaient clamé que Dieu haïssait le culte qui servait d'alibi à l'injustice. Ézechiel avait vu la gloire du Très-Haut s'envoler du Temple de Jérusalem pour rejoindre les déportés en exil. Jésus, lui, fit scandale sur l'esplanade, en sc présentant comme le véritable Temple. Un séisme religieux. Avec lui, Dieu habitait la rue, la salle où banquetaient les pécheurs, l'auberge du Samaritain, la maison de l'officier romain. Impossible de se protéger de Dieu, La vie, celle de tous, celle où l'on aime, où l'on peine, où lion se côtoie, où l'on espère, où l'on meurt, la vie était la demeure qu'il nous proposait de partager. L'intimité avec Dieu grande ouverte... A travers l'événement, dans les mutations des sociétés, aux saisons de nos existences, nous n'aurons jamais fini de le chercher, d'être surpris par lui, d'aller plus loin dans l'accueil de sa présence, si discrète qu'elle est en nous comme une « absence ardente ». Car la demeure est chemin. Habiter Dieu, se laisser habiter par lui, c'est toujours partir, c'est toujours quitter, c'est toujours aller vers. Mourir et renaître.

La demeure est chemin.... avec tous

Mais il faut y insister la demeure est chemin… avec tous. Jésus montrait les lointains quand il envoyait ses amis annoncer la Nouvelle, la Bonne Nouvelle, « à toutes les nations ». Pas d'étrangers dans cette demeure aux dimensions de l'univers on y rencontrera partout les hommes, les aimés de Dieu. Pas question de nier les différences et les appartenances qui permettent aux uns et aux autres de construire leur humanité. Mais tous sont les habitants de la demeure de Dieu, les marcheurs de la caravane qui avance autour de lui. Jésus disait ces paroles, faisait ces gestes, en un temps où les dimensions du monde connu étaient bien restreintes.

Que dirait-il au cœur de notre humanité de plus de cinq milliards d'hommes où voisinent l'abondance et la faim, où les décisions des puissants peuvent écraser des multitudes ? ll saurait, aujourd'hui encore, bousculer les paresses de pensée, les inconsciences, les intérêts acquis. Li nous dirait que Dieu, en sa demeure humaine, ne connaît pas d'exclus car ï1 ne connaît que des hommes, ses enfants. Il nous stimulerait - sans mésestimer les difficultés, les lenteurs, les risques - à prendre les initiatives de l'espérance jamais découragée.

Des hommes et des femmes de l'universel

À ce tournant de millénaire où les peuples vivent une interdépendance de plus en plus étroite, Jésus nous pousse à être des hommes et des femmes de l’universel. Lui l'avait inauguré, l'universel, à l'échelle proche, en franchissant les séparations et en refusant les marges. Puis il avait montré les horizons de la terre et de l'avenir. Son initiative et son appel rejoignent le. Présent tragique de notre humanité où tant d'hommes survivent dans la misère, la violence, l'oppression. Comment Dieu pourrait-il demeurer dans la multitude humaine si nous ne cherchions pas à en faire la demeure de tous ? Utopie, me direz-vous ? Oui, mais la Bible, l'Évangile„ la parole de Jésus; n'ont pas cessé d'entraîner vers ce qui n'est pas encore et qui n'a pas de lieu c'est le sens du mot « utopie ». La Terre Promise, le Royaume de Dieu, la Jérusalem céleste ? H ne s'agit pas de ces utopies du plomb qui tentent par la terreur de transformer les hommes en troupeau, mais de l'utopie toujours ouverte qui ne connaîtra jamais sa pleine réalisation sur cette terre, mais qui nous aiguillonnera toujours vers un monde plus pacifique, plus juste, plus fraternel, plus humain et plus divin. Comment pouvons-nous construire l'unique demeure de Dieu et de tous ? Il faudra chaque jour redescendre sur le chantier, on n'aura jamais fini, le -surplus de l'espoir sur toute prospective » nous ranimera toujours : pas étonnant que L* demeure de jésus soit un chemin.

Le mot que la vie n'épuise pas

Où habite Dieu ? Nous le savons bien, d'intime et chaleureuse expérience : Dieu habite le progrès dans la justice„ les avancées de la solidarité, k face à face des hommes dans k respect. If a pour demeure immatérielle ce que nous désignons de plus généreux et de plus créateur quand nous prononçons le mot si ambigu et si unique, que la vie entière n'épuise pas aimer.

Texte du père Gérard Bessière, lu par Claudie.

 

 

Culte de Pâques

 

 Prédication de Marie Pierre Van Den Bossche, pasteure à Grenoble

Frères et sœurs,

 Ils sont trois, trois personnages dans ce récit : une femme et deux hommes. Trois personnages qui courent, qui s’affolent, un peu comme lorsqu’un morceau de sucre tombe au milieu d’une fourmilière, sauf que là, le morceau de sucre, ou plutôt la pierre... a été enlevée.

 Au départ, elle est toute seule, Marie-Madeleine, toute seule dehors, à une heure où une femme ne sort pas puisqu’il fait encore nuit. Mais fait-il nuit dehors ou bien dans son cœur ? Ne serait-ce pas la nuit du deuil ?

 Marie-Madeleine est seule et elle est la première, la première du premier jour et j’ai envie de dire de la première heure. Mais elle est à peine arrivée qu’elle repart aussi sec.

 Deux autres courent à présent. On a l’impression qu’ils font la course. Peine perdue car, de toute façon, Marie-Madeleine était la première. Oui... mais à présent elle est la dernière !

Le disciple que Jésus aimait court le plus vite. Il arrive premier. Et pourtant, là, il attend. Comme s’il avait voulu montrer toute sa bonne grâce. « Tu vois... semble-t’il dire à Pierre, si tu entres le premier dans le tombeau, c’est parce que je le veux bien, parce que je suis bon prince ». Le disciple que Jésus aimait s’efface devant celui que Jésus choisit pour asseoir son Eglise.

 Le disciple bien aimé fut d’ailleurs souvent le premier. N’est-ce pas lui qui s’introduisit dans le tribunal pour y suivre Jésus avant d’y faire entrer Pierre, ce même Pierre qui allait renier Jésus par trois fois ?  N’était-il pas

aussi au pied de la croix avec Marie, la mère de Jésus, tandis que les apôtres s’étaient terrés ailleurs ? N’est-il pas, encore une fois présent, aux premières loges tandis que la tombe est ouverte ?

 Certes, ce disciple était celui que Jésus aimait, pourtant, il avait choisi Pierre comme chef. Eh oui ! Pierre, ce bon bougre un peu soupe au lait qui s’essouffle et fait ce qu’il peut pour suivre l’autre, le chouchou, le préféré ! Avec Pierre, pas de salamalec ! L’autre le laisse entrer le premier... et bien... soit.

 En réalité, les trois personnages ont couru. Les trois personnages ont été premiers : Marie-Madeleine à la première heure, Jean à la course et Pierre pour entrer dans la tombe...

 Les premiers seront derniers et les derniers seront premiers avait dit Jésus. En réalité, nul ne peut se mettre au-dessus ou en dessous des autres. Quelle que soit notre relation à Dieu, il nous aime chacun d’une manière unique et même si certains ont été baptisés avant d’autres, même si certains ont suivi le kt depuis leur enfance tandis que d’autres sont arrivés par hasard, en poussant la porte, l’essentiel est de se savoir aimé, quoiqu’il arrive, de façon unique.

 Marie-Madeleine, le disciple que Jésus aimait, Pierre sont tous trois arrivés à la tombe, tous trois sur la plus haute marche du podium : la première. Pourtant à l’arrivée, un seul croit. « Il vit et il crut dit le texte ». Que vit-il de plus que les autres qui lui permit de croire là où les autres sont perplexes ?

 Marie-Madeleine vit que la pierre a été enlevée et elle en déduit immédiatement qu’on a enlevé le Seigneur du tombeau. S’est-elle approchée ? Nullement. Est-elle allée voir s’il était dedans ? Nullement ! Marie-Madeleine constate et déduit immédiatement. La seule chose qui lui paraisse imaginable c’est le fait que des gens aient cherché à récupérer le corps de Jésus. Les autorités ? Des admirateurs ? Peu importe ! Si elle part chercher Pierre et Jean, c’est sans doute pour l’aider à mener une enquête et à récupérer, vite fait bien fait le corps.

 Pierre, entrant dans le tombeau voit les bandelettes qui gisent là et le linge qui était sur la tête de Jésus ; ce linge ne git pas avec les bandelettes mais il est roulé à part, dans un autre lieu. Le regard de Pierre est observateur. Il inspecte, scrute, examine comme s’il était décidé à aider Marie-Madeleine à trouver une explication et une solution au problème. Il mène l’enquête.

 Le disciple que Jésus aimait est le seul à entrer, à voir et à croire. Il n’est pas dit ce qu’il voit. D’ailleurs, voit-il quelque chose ? Sans doute, il ne voit rien... mais ses yeux s’ouvrent comme ceux de l’aveugle qui, d’un seul coup, voit droitement. Le disciple aimé ne voit rien car le tombeau est vide, mais à lui seul est révélé le mystère de la Résurrection. Le tombeau est vide. Ce n’est pas uniquement l’âme de Jésus qui est ressuscitée, mais le corps aussi ! Ce n’est pas un ectoplasme qui va se présenter ensuite aux disciples, mais Jésus en personne, avec son corps glorifié certes, mais marqué par les blessures de la croix.

 Pour l’instant, en tout cas, le disciple que Jésus aimait ne voit rien et il croit. Lui seul reconnaît dans l’absence de corps de Jésus dans la tombe, l’éternelle et véritable présence de Jésus dans le monde.

 Dans la revue Filotéo destinée aux enfants, je lisais la réflexion d’une enfant de 9 ans qui disait à peu près ceci : « Si Jésus n’était pas mort, ce serait embêtant car tout le monde voudrait l’approcher alors que comme il est mort et ressuscité, chacun peut l’approcher dans son cœur ».

 Le disciple que Jésus aimait était le plus proche de Jésus. Posé contre le sein de son maître lors du dernier repas, il est encore là, dans la tombe, celui qui sent encore les pulsations de Jésus. Il voit et il sait, instantanément. Il comprend sans forcément s’expliquer. Il croit, c’est tout.

 Quant aux deux autres, ils semblent chercher une explication. Lorsque Pierre et Jean s’en retournent, Marie-Madeleine reste et entre à son tour dans la tombe. Un instant plus tard, elle confondra Jésus avec le jardinier. Ne voit-elle donc pas ? Est-elle donc aveugle ?

 Oui, en quelque sorte, elle n’en croit pas ses yeux. Elle voit sans croire à ce qu’elle voit.

 Dans ce texte, trois mots grecs différents sont utilisés pour dire le mot voir. L’un signifie plutôt regarder, constater, l’autre signifie observer, examiner, contempler. Le verbe utilisé pour le disciple bien-aimé signifie voir et

certainement reconnaître. Face à cette nouvelle réalité qu’est le tombeau vide, les uns vont s’interroger et tenter de trouver une explication ou un début de piste tandis qu’à l’autre, la vérité sera révélée.

 Réalité et vérité se sont rencontrées en la personne du disciple bien-aimé.

Mais si l’un est le premier à croire, Marie-Madeleine sera la première à voir de ses yeux et surtout à s’entendre appelée, appelée à témoigner tandis que Pierre, lui, plus tard, deviendra chef de l’Église, deviendra premier.

 Ils sont trois, trois personnages dans ce récit, tous trois premiers à leur façon, tous trois croyants à leur façon, comme une manière unique d’être en relation avec le Christ.

 Combien sommes-nous ce matin ? Trop nombreux pour être comptés mais si peu au regard de tous les baptisés. Et pourtant, chacun a une place unique dans le cœur de Dieu. Même si tous nous croyons en un seul Dieu, Père, et Fils et Saint-Esprit, chacun de nous a une manière de croire qui lui est propre, tout comme nous espérons que les enfants trouveront un jour la leur et avoir avec Lui une relation absolument unique.

 En effet, frères et sœurs, il y a 2020 ans une porte s’est ouverte sur la liberté de croire et d’aimer que jamais personne ne pourra refermer.

 Alléluia !

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